Brasserie La Concorde – Bières bio



Brasserie la concorde, située à Vallorbe, est la première brasserie romande à proposer de la bière certifiée Bio Bourgeon. Nous avons rencontré Adrien Marin, passionné par son métier et acteur engagé du Bio. Il nous a parlé de son parcours jusqu’au métier de brasseur et de ses choix de matières premières.

Quel est votre parcours jusqu’à la Brasserie la Concorde ?

Jeune Yverdonnois, j’obtiens mon CFC d’Automaticien après avoir remporté le championnat Suisse de robotique. J’enchaine avec une année d’assistant à l’enseignement, puis une année comme monteur de précision. Les trois années suivantes mélangent camps de loisirs avec des personnes en situation de handicap, voyages, et service civil.

A 26 ans, je me prépare à fonder une famille, trouve du travail, épouse ma femme et nous voyons arriver notre premier enfant.

Il est alors temps pour moi de trouver un projet à développer dans mon village.

Comment vous êtes-vous lancé dans la bière ?

J’ai découvert les micro brasseries à ce moment… Grace au Faiseur de bière de Goumoens-la-ville. Je suis allé lui rendre visite pour lui acheter 2-3 bières… il m’a vendu sa brasserie… Il est très fort !

Pourquoi avoir choisi le bio ?

J’ai très vite brassé en bio, simplement parce que c’est possible de le faire…

Sans être un extrémiste, j’ai toujours trouvé important de montrer par ma consommation, la voie que je souhaite que la société emprunte. Avec cette brasserie, j’ai voulu que ma vie professionnelle suive la même route.

C’est un choix logique pour moi, tout reste à développer ; il y a un enthousiasme palpable chez les acteurs du bio.

Comment sélectionnez-vous vos matières premières ?

Le défi commence ici… il y a un réel manque de matières premières !

Je suis labellisé bourgeon, ce qui m’interdit de travailler avec la majorité des autres labels pour mes matières premières…

Le choix s’est porté sur une grosse malterie et une ou deux houblonneries allemandes, qui ont labellisés leurs produits BIOLAND


Bières bio brasserie la concorde

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?

Du coup un des aspects qui me plait beaucoup, c’est le développement et le soutien au développement de malt Bio Suisse. La rencontre avec les agriculteurs, le contact direct avec les champs, monter dans la moissonneuse, ou vendanger le houblon à la main…

Quels sont les difficultés rencontrées pour obtenir des produits Bio ?

Les ruptures de stock qui demandent de trouver des nouveaux fournisseurs, et de devoir toujours adapter les recettes. Faire face à la solitude devant l’inspection annuelle, et devant le ping-pong triangulaire que représente l’administration et les classeurs pleins de papiers qui garantissent en tout temps la traçabilité entre le champ d’orge et votre épicerie.